Les universalistes. 50 ans d’architecture portugaise

13 avril – 29 août 2016 à la Cité de l’architecture et du patrimoine, Paris

 

Conçue à l’occasion du cinquantième anniversaire (1965-2015) de la Fondation Calouste Gulbenkian à Paris, l’exposition «Les universalistes» propose un regard sur un demi-siècle de pensée et de production architecturale portugaise. Elle favorise la découverte interdisciplinaire de l’architecture portugaise telle qu’elle a été marquée par, ou a elle-même marqué, le contexte culturel et social du Portugal contemporain. Elle tient également compte de son inclusion dans diverses dynamiques mondiales au cours des cinq dernières décennies.

L’exposition affirme l’existence d’un «universalisme» particulier et latent dans la façon dont les meilleurs architectes portugais, de plusieurs générations, ont créé leurs œuvres. Dans un équilibre assumé entre l’héritage universel de l’histoire de l’architecture et les contraintes géographiques et culturelles des lieux où ils se proposaient de construire, les architectes ont exercé une fusion cohérente et critique entre ce que nous appelons aujourd’hui le «global» et le «local». Cet universalisme autre – distinct de celui qui s’est imposé, philosophiquement, par les Lumières à la fin du XVe siècle – est aussi le résultat d’un contact continu avec une géographie et une culture de « l’autre », basé sur le voyage, la colonisation, la diaspora ou l’émigration, phénomènes frappants de l’histoire du Portugal. Cette condition à la fois hétérodoxe et hétéronimique – «être moi et l’autre», mais aussi «être d’ici et du monde» – a été identifiée par plusieurs essayistes, dans les domaines de la philosophie et de la littérature ainsi que dans les arts, à travers les œuvres de créateurs de différentes époques et générations. En littérature, Fernando Pessoa, Miguel Torga, Agostinho da Silva, José Saramago, Agustina Bessa Luís… sont représentatifs de cette condition, comme les artistes Amadeo de Souza Cardoso (exposé aux Galeries nationales du Grand Palais), Almada Negreiros, Maria Helena Vieira da Silva, Paula Rego, Alberto Carneiro, Pedro Cabrita Reis… le sont dans les arts plastiques ; et comme, dans le cinéma, les parcours de Manoel de Oliveira, Paulo Rocha, João César Monteiro, Pedro Costa, Miguel Gomes et João Salaviza.
 
Une co-organisation de la Fondation Calouste Gulbenkian et de la Cité de l’architecture et du patrimoine
 

Commissaire: Nuno Grande
Scénographie: Change is good et Jean-Benoit Vétillard

sagraga familia photos (3) Amâncio Pancho Guedes, Eglise de la "Sagrade Família", Machava, Mozambique, 1960-1964
EM227 Álvaro Siza, Quartier de la Malagueira, Évora, Portugal, 1977
arqnunogrande_LFA_016-Edit Álvaro Siza, Piscine "das Marés", Leça da Palemira, Matosinhos, Portugal, 1961-1966
011 Rui Jervis d'Athouguia, Alberto Pessao et Pedro Cid, Siège et musée de la Fondation Calouste Gulbenkian, Lisbonne, Portugal, 1959-1969
arqnunogrande_LFA_002-Edit Eduardo Souto de Moura, Stade municipal, Braga, Portugal, 2000-2004
OLYMPUS DIGITAL CAMERA João Garizo de Carmo, Francisco José de Castro, Paulo Melo Sampaio, Gare ferroviaire, Beira, Mozambique, 1959-1966
Manuel Graça Dias, Egas José Vieira avec Gonçalo Afonso Dias, Théâtre municipal Joaquim-Benite ("Théâtre bleu"), Almada, Portugal, 1998-2005
Fernando Távora, Pousada de Santa Marinha da Costa, Guimarães, Portugal, 1972-1985

Voir

Le catalogue de l'exposition