Calouste Sarkis Gulbenkian

1869 – 1955

 

Calouste Sarkis Gulbenkian

Calouste Sarkis Gulbenkian

Calouste Sarkis Gulbenkian (1869-1955) était un homme d’affaires, collectionneur d’art et philanthrope, d’origine arménienne, né dans l’Empire ottoman.

Doté d’une vaste culture orientale et occidentale, Gulbenkian était avant tout un « architecte d’entreprises », avec une vision et un sens de l’équilibre des intérêts en jeu pendant la première moitié du XXe siècle. Grâce à sa persévérance, ses talents de négociateur et sa flexibilité, il joue un rôle fondamental de médiateur dans les négociations internationales concernant l’exploitation des réserves de pétrole sur l’actuel territoire de l’Irak.

Tout au long de sa vie, judicieusement guidé par son goût personnel, il réunit une collection d’œuvres d’art très éclectique, unique au monde. Il acquiert la nationalité britannique en 1902 et meurt en 1955, à Lisbonne, ville où il a passé les dernières années de sa vie et où son testament indique que devra être construit le siège d’une fondation internationale portant son nom, pour le bénéfice de toute l’humanité.

Origines et formation

Calouste Gulbenkian, fils de Sarkis et de Dirouhi Gulbenkian, voit le jour à Scutari (aujourd’hui Üsküdar, un quartier d’Istanbul), le 29 mars 1869. Les Gulbenkian sont fiers du lien séculaire qu’entretient leur famille avec la région au sud du lac de Van, en Turquie, considéré traditionnellement comme le berceau de la civilisation arménienne.

Autour des années 1800, les Gulbenkian s’étaient établis à Talas, près de Césarée de Cappadoce (aujourd’hui Kayseri), où ils financèrent généreusement la construction d’écoles arméniennes ainsi qu’une nouvelle église arménienne. Ce sont là les plus vieux exemples répertoriés d’une longue tradition philanthropique arménienne, qui se perpétuera au XXe siècle.

Aux alentours de 1850, le père et l’oncle de Calouste déménagent pour ce qui est encore Constantinople et il ne s’écoulera que peu de temps avant que l’hôpital de Surp Pirgiç vienne s’ajouter à la liste de leurs actions de bienfaisance. Un registre commercial de 1881 mentionne « S. & S. Gulbenkian » à la fois dans la catégorie entreprise d’import-export et dans la catégorie banque. Outre les tapis, la laine et d’autres produits, l’entreprise fait commerce de kérosène du Caucase et fait partie d’un réseau de sociétés commerciales familiales ayant leur siège à Londres, Marseille, Varna (Bulgarie) et dans d’autres villes de l’Empire ottoman.

C-GULBENKIAN-1889-20-anos-diplomado-King-s-College-Londres-e1458604968176 Calouste Gulbenkian à 20 ans au King's College (Londres)
Revue des deux mondes

Calouste Gulbenkian démarre ses études à Kadiköy (anciennement appelée Chalcédoine, sur la rive asiatique d’Istanbul). À 14 ans, il part étudier à Marseille, où il approfondit ses connaissances du français, puis au King’s College de Londres. Au département des Sciences appliquées, il étudie diverses disciplines, se distinguant plus particulièrement en physique.

Il devient maître de conférences au King’s College en 1887 mais, quoiqu’il envisage de poursuivre une carrière de chercheur à Paris, son père l’en dissuade. En 1888, il se rend à Bakou afin d’en apprendre davantage sur le pétrole et de parfaire sa formation. Ce voyage sur les champs pétrolifères le fascine et lui inspire la rédaction du livre La Transcaucasie et la Péninsule d’Apchéron – Souvenirs de voyage, ainsi que plusieurs articles pour la Revue des Deux Mondes et d’autres périodiques français. Ces publications assoient sa réputation en tant qu’expert en matière de pétrole.

Les articles retiennent l’attention du Gouvernement ottoman qui commande au jeune Gulbenkian un rapport sur les ressources pétrolifères des gisements acquis par le Sultan sur le territoire de l’actuel Irak.

En 1892, Gulbenkian se marie avec Nevarte Essayan. Ils ont ensemble deux enfants : Nubar (né en 1896) et Rita (née en 1900). Les Essayan sont originaires de Césarée de Cappadoce et ont leurs entrées à la cour ottomane. Les bonnes relations avec la cour ottomane ne suffisent cependant pas à protéger Gulbenkian et sa famille des pogroms à l’encontre des Arméniens. En 1896, l’occupation par des activistes arméniens des installations de la Banque impériale ottomane à Constantinople déclenche une vague d’attaques coordonnées ciblant la communauté arménienne de la ville. La famille de l’épouse Gulbenkian possédant, entre autres négoces, une flotte de ferrys, ils parviennent à s’enfuir pour Alexandrie à bord d’un bateau à vapeur.

Mais les intérêts financiers de Gulbenkian le rappellent rapidement à Londres et à la bourse des valeurs, la plus importante du monde à l’époque, où Gulbenkian saisit au vol l’explosion des actions minières d’Afrique du sud et d’Australie. Il devient fin expert en matière de finance d’entreprise et, en financier et « homme du pétrole » (une étiquette qu’il récuse), Gulbenkian fait de nombreux et judicieux investissements. En 1901, il se retire néanmoins de plusieurs affaires familiales, notamment de la « S. & S. Gulbenkian », laissant à ses deux frères et à son oncle le soin de poursuivre l’entreprise sans lui.

Gulbenkian n’est peut-être pas le premier à anticiper l’importance des réserves de pétrole irakiennes mais il a la hauteur de vue, les relations et les talents de persuasion requis pour servir d’intermédiaire dans les discussions entre les investisseurs internationaux et le gouvernement ottoman. Il cherche surtout à convaincre les deux camps des avantages d’une exploitation rationnelle des réserves, au moyen d’une collaboration internationale plutôt que d’une guerre des prix.

Architecte d’entreprises

Au début des années 1900, Gulbenkian s’emploie à convaincre plusieurs magnats du pétrole basés dans le Caucase des avantages à tirer de joint-ventures avec les banques Rothschild Frères, Deutsche Bank et Royal Dutch.

Le consortium Royal Dutch-Shell mène à la même époque une entreprise d’expansion agressive, achetant des entreprises pétrolières aux États-Unis, au Mexique, au Venezuela et en Roumanie, ainsi que dans le Caucase. C’est Gulbenkian qui négocie alors bon nombre de ces contrats. Les commissions de 1 ou 2 % qui lui sont offertes en guise de paiement s’avèrent très lucratives à mesure que le pétrole cesse d’être une simple source de kérosène (utilisé pour l’éclairage) pour devenir source d’essence, de gazole, de cires, de lubrifiants et de produits chimiques tels que le toluène (utilisé dans la fabrication du T.N.T.).

Bien qu’il entretienne une relation extraordinairement étroite avec la Royal Dutch-Shell anglo-hollandaise dans les années 1910 et 1920, Gulbenkian veille sur son indépendance et sur sa vie privée. Internationaliste dans l’âme, il est capable d’envisager les questions économiques et diplomatiques de plusieurs points de vue à la fois – et de se présenter comme un courtier honnête, sans préjugés et sans lien avec quelque empire, état-nation ou entreprise que ce soit.


GULBENKIAN SE CONSIDÉRAIT COMME UN « ARCHITECTE DU DÉVELOPPEMENT » AVEC UNE VISION ET UN SENS DE L’ÉQUILIBRE DES INTÉRÊTS EN JEU, ET UN CONCEPTEUR DE STRUCTURES, PLUS QU’UN NÉGOCIANT DE PÉTROLE.


Pourvu d’une immense culture orientale et occidentale, Calouste Gulbenkian fait de son statut d’immigrant – pour beaucoup un inconvénient – un avantage, en jouant les ponts entre Orient et Occident. Gulbenkian se considère lui-même comme un « architecte d’entreprises » doté d’une hauteur de vue et d’un sens de l’équilibre des intérêts en jeu, et comme un designer de structures, bien plus que comme un négociant en pétrole.

Né sujet arménien du sultan ottoman, Gulbenkian obtient la nationalité britannique en 1902 et la conservera jusqu’à la fin de sa vie. Ceci ne l’empêche cependant pas de rendre des services diplomatiques à l’Empire ottoman tout comme à l’Empire perse. En 1909 et 1910, il est nommé conseiller financier de la légation ottomane à Paris et à Londres. En 1919, on le nomme à une position équivalente à celle de conseiller de l’ambassade perse (puis iranienne) à Londres. Après trois décennies à Londres, à partir de 1918, Gulbenkian se met à passer la plupart de son temps à Paris.

Monsieur Cinq pour cent

Pendant des décennies, les puissances européennes occidentales, en particulier la France, ont profité de leur position de créancières de la dette ottomane pour imposer leur bon vouloir à ce que l’on surnomme « l’homme malade de l’Europe ».

Toutes les puissances européennes ont alors les yeux tournés vers des parties de l’Empire ottoman où bon nombre d’entre elles se sont déjà approprié de grandes parcelles de territoire. Lorsque Gulbenkian fonde la Banque nationale de Turquie, à la suite de la révolution des Jeunes-Turcs (1908), son but est de créer une source de financement réellement internationale en vue de la modernisation de l’Empire ottoman, et notamment du développement de ses réserves pétrolières ainsi que d’autres ressources naturelles.

Dans l’idée d’exploiter les réserves des richissimes gisements pétrolifères irakiens, la Banque nationale de Turquie crée en 1912 la Turkish Petroleum Company, détenue par la Royal Dutch-Shell (25 %), la Banque nationale de Turquie (35 %), la Deutsche Bank (25 %) et par Calouste Gulbenkian (15 %).

Au début de l’année 1914, la Turkish Petroleum Company (TPC) subit une restructuration. Forte du soutien du ministère des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, l’Anglo-Persian Oil Company (l’actuelle BP), grande concurrente de la Royal Dutch-Shell, revendique la concession pétrolière irakienne. Afin d’apaiser l’Anglo-Persian Company, Gulbenkian consent à réduire ses parts de 15 à 5 %. La Première Guerre mondiale éclate quelques mois plus tard et la TPC est mise en suspens.

La fin de la Première Guerre mondiale signe la dissolution définitive de l’Empire ottoman et aboutit au transfert de la part détenue par la Deutsche Bank (25 %) à une entreprise française créée spécialement à cet effet, la Compagnie française des pétroles (la CFP, aujourd’hui Total). Les Français ont mis du temps à reconnaître l’importance stratégique du pétrole et Gulbenkian poursuit son action de consultant auprès des autorités françaises et de la CFP sur la manière de gérer leurs rivaux. Entre-temps, les fertilissimes gisements pétrolifères irakiens tombent sous la tutelle du nouveau mandat britannique en Irak, où la Turkish Petroleum Company réussit à obtenir une concession en 1925.

Calouste Gulbenkian jouera à nouveau un rôle crucial dans les négociations pour l’établissement d’un consortium américain, qui s’associe à la Turkish Petroleum Company à l’aulne de ce que l’on appelle l’« accord de la ligne rouge » de 1928 et qui met un terme au système quasi-impérial datant d’avant la Première Guerre dans lequel la Grande-Bretagne, la France, la Russie et d’autres puissances divisaient le Moyen-Orient en « sphères d’influence ». La fameuse ligne dessine les frontières de l’ancien Empire ottoman et les signataires s’accordent pour ne pas intervenir à l’intérieur de cette ligne si ce n’est par l’entremise de leur joint-venture – la Turkish Petroleum Company. Calouste Gulbenkian s’assure de la sorte que les grandes puissances agiront ensemble de manière organisée et parvient par là même à garder sa participation à hauteur de 5 %. Bien qu’il ne cesse de chercher à établir d’autres partenariats internationaux, notamment entre la France, la Perse et l’Union soviétique, la « ligne rouge » reste sa plus grande réussite.

Grâce à son insistance, à ses talents de négociateur et à sa capacité à accommoder de nouveaux intérêts et à s’adapter à de nouvelles situations, il remporte au fur et à mesure un respect considérable auprès des cercles liés à l’industrie pétrolière.


DANS LE RESTE DU MONDE, ON LE CONNAÎT SIMPLEMENT SONS LE NOME DE « MONSIEUR CINQ POUR CENT », L’UN DES HOMMES LES PLUS RICHES DE LA PLANÈTE.


Collectionneur et philanthrope

Calouste Gulbenkian manifeste très tôt sa passion pour l’art, reflet de ses origines familiales : la Cappadoce – où les religions et l’art s’entrecroisaient dans une alchimie grandiose – et Constantinople – autre croisée de civilisations, capitale des Romains, puis des Grecs et plus tard des Turcs ottomans.

Sa passion intrinsèque pour les arts se traduit par l’acquisition d’une collection prodigieuse d’œuvres d’art. C’est par-dessus tout la beauté des objets qui l’intéresse. Tout au long de sa vie, il rassemble, au gré des voyages et mû par son goût personnel, parfois après de longues et laborieuses négociations avec les plus grands experts et commerçants spécialisés, une collection très éclectique, unique au monde : depuis l’Antiquité jusqu’au début du XXe siècle (comprenant des pièces de l’Égypte ancienne, de la Grèce antique, de Babylone, d’Arménie, de Perse, d’Europe et du Japon).


GULBENKIAN EST SI ATTACHÉ À CETTE COLLECTION QU’IL APPELLE LES ŒUVRES D’ART QUI LA COMPOSENT SES « FILLES »


La collection de peinture de Calouste Gulbenkian comprend des œuvres de Bouts, Van der Weyden, Lochner, Cima de Conegliano, Carpaccio, Rubens, Van Dyck, Hals, Rembrandt, Guardi, Gainsborough, Romney, Lawrence, Fragonard, Corot, Renoir, Nattier, Boucher, Manet, Degas et Monet. L’une de ses sculptures préférées est l’original en marbre de la célèbre Diane de Houdon, qui a appartenu à Catherine de Russie et que Gulbenkian se procure auprès du musée de l’Ermitage en 1930.

Protecteur zélé du bien-être de ses « filles », Gulbenkian fait pareillement preuve d’une extraordinaire générosité dans le prêt et le don de pièces de sa collection à des musées publics de par le monde. En 1936, il confie sa collection d’antiquités égyptiennes au British Museum et ses tableaux les plus beaux à la National Gallery. Plus tard, en 1948 et en 1950, ces mêmes pièces sont transférées à la National Gallery of Art de Washington.

À mesure que Gulbenkian avance en âge et que sa collection s’étoffe, le souci de préserver son patrimoine et d’éviter le paiement de lourds impôts sur son héritage se fait de plus en plus pressant. En 1937, il entame des discussions avec l’un de ses conseillers en art, Kenneth Clark, directeur de la National Gallery à Londres, afin d’abriter sa collection au sein d’un « Institut Gulbenkian » dont il est prévu qu’il soit construit auprès dudit musée. Gulbenkian est cependant inscrit sur la liste des « ennemis » par le gouvernement britannique durant la Seconde Guerre mondiale, pour avoir accompagné le gouvernement français à Vichy en tant que membre de la délégation diplomatique perse, et ses parts dans l’Iraq Petroleum Company (comme on appelait alors la TPC) sont temporairement saisies par les Britanniques. Même si les deux mesures sont des procédures qui relèvent de pays en guerre, Gulbenkian les tient pour des attaques personnelles. Il commence alors à chercher une autre terre d’accueil permanente pour sa collection d’art et pour la fondation internationale dont il prévoit d’établir la constitution par voie testamentaire.

Gulbenkian songe d’abord à la National Gallery of Art à Washington mais lorsqu’il meurt à Lisbonne en 1955, il ne laisse aucune indication sur le lieu qui devra accueillir sa collection, remettant simplement cette décision aux mains de son loyal conseiller Cyril Radcliffe. Gulbenkian n’est clair que sur un seul point : il souhaite que sa collection d’antiquités, de sculptures, de peintures, ainsi que les pièces de mobilier, soient toutes exposées ensemble sous un même toit, plutôt que d’être éparpillées dans plusieurs galeries d’un grand musée.

Calouste Gulbenkian na Reunião da União Geral de Beneficência Arménia (AGBU). Paris, 1931. Arquivos Gulbenkian PT FCG FCG:COM-S001-D02745-FOTO26767

En plus d’être un collectionneur averti, Calouste Gulbenkian était également un généreux philanthrope. Dans la droite ligne de ses ancêtres, il soutenait plusieurs institutions arméniennes de bienfaisance, notamment l’hôpital Surp Pirgiç à Istanbul, où se trouve la sépulture de ses parents. Une grande partie de sa collection d’art arménien a été confiée au Musée arménien de Jérusalem. Mais son action philanthropique ne se limitait pas aux communautés arméniennes. Tout au long de sa vie, Gulbenkian a fait des donations régulières au bénéfice d’une myriade d’autres bonnes causes, en évitant autant que possible que le public l’apprenne.

Dernières années de vie à Lisbonne

En avril 1942, au beau milieu de la Seconde Guerre mondiale, Calouste Gulbenkian, qui se trouve alors en France, décide de chercher refuge dans un pays neutre. Il hésite entre la Suisse et le Portugal.

Ce dernier emporte la décision de Gulbenkian en raison de sa situation géographique : en cas de besoin, il pourra s’enfuir par la mer vers les États-Unis. Il y restera finalement jusqu’à sa mort. La stabilité sociale de Lisbonne, le système fiscal qu’il y trouve et la non-interférence des médias ont probablement pesé sur cette décision. Gulbenkian se sent bien accueilli à Lisbonne. Il écrira plus tard que « nulle part ailleurs il n’avait ressenti » une hospitalité semblable à celle de Lisbonne, ville tranquille dans une Europe dévastée par la guerre.

Hôtel Aviz. Dernière résidence de Calouste Gulbenkian Estúdio Horácio Novais, [s.d.]. Bibliothèque d'art. CFT164.47687

Il élit domicile à l’hôtel Aviz, à Lisbonne, qui restera sa maison pendant 13 ans. Calouste Gulbenkian décédera à Lisbonne le 20 juillet 1955 à l’âge de 86 ans. Dans son testament (1953), il concède d’importants héritages à ses enfants, définit des rentes pour d’autres membres de sa famille et collaborateurs, et établit la constitution d’une fondation internationale, portant son nom et dont il fait l’héritière du reste de sa fortune, ayant son siège à Lisbonne, sous la présidence de son avocat et homme de confiance, Lord Radcliffe. Il lui confie la mission d’agir pour le bien de « l’humanité » toute entière. Cette fondation devra refléter ce qu’il considère comme ses plus grandes réussites : sa collection d’œuvres d’art et son rôle d’« architecte d’entreprises », concepteur de structures englobant et réunissant des nations, des groupes et des intérêts divergents.

Après sa mort, de difficiles négociations sont menées avec les gouvernements portugais et français pour permettre la sortie de France de la collection d’art de Gulbenkian et pour définir la base légale de la fondation. La collection complète est accueillie au Portugal en 1960 et exposée au Palais du marquis de Pombal (Oeiras) entre 1965 et 1969. .


CE N’EST QUE 14 ANS APRÈS LE DÉCÈS DE L’ILLUSTRE COLLECTIONNEUR QUE SON ULTIME SOUHAIT SERA CONCRÉTISÉ AVEC L’INAUGURATION DU MUSÉE CALOUSTE GULBENKIAN À LISBONNE.


Mais des divergences quant au poids de l’activité internationale de la Fondation et à la composition de son Conseil d’administration, à savoir une majorité de membres de nationalité portugaise, et la crainte d’interférences du Gouvernement, conduisent Lord Radcliffe à renoncer à la présidence de la Fondation, qui revient alors à José de Azeredo Perdigão.

La Fondation Calouste Gulbenkian – l’une des plus importantes au niveau européen – s’emploie présentement à donner à son activité une dimension plus internationale, en partie pour faire face à des problèmes plus pressants de la société actuelle, mais aussi pour honorer les souhaits du fondateur, en collaborant activement avec d’autres fondations sur des questions dépassant le cadre national.

La biographie définitive de Calouste Gulbenkian, travail de fond jonché de défis, est en préparation sous la direction de l’historien britannique Jonathan Conlin. Sa publication est prévue pour 2019, à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de Calouste Gulbenkian.

 

 

 

Paramètres des Cookies

Sélection de Cookies

Le site web utilise des cookies pour améliorer votre expérience de navigation, et pour améliorer la sécurité et la performance du website. Le site web peut également utiliser des cookies pour partager des informations sur les médias sociaux et pour afficher des messages et des autres publicités adaptés à vos intérêts, sur notre website et dans d'autres websites.