António Pinto Ribeiro

Pouvons-nous décoloniser les musées ?

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A partir des années 60, le “déseurocentrisme” de la production de la connaissance et la révision des canons et des épistémologies initiées avec les Etudes culturelles auxquelles ont succédé les différents post-colonialismes et les études de genre ont provoqué une révolution que l’on ne peut que comparer à la révolution copernicienne. C’est dans ce contexte que l’épistémologie et la muséographie se sont déplacées pour comprendre que les musées, n’étant pas seulement des collections mais fondamentalement des dispositifs narratifs, se confrontent au fait de devoir être postcoloniaux. Cette situation nous oblige à revoir les narrations et, au moins, à incorporer les tensions entre les anciennes et les nouvelles histoires, à réfléchir sur la forme dont ces collections et ces butins sont arrivés dans les musées européens et nord-américains et, enfin, à redéfinir le concept de musée à la lumière du “panafricanisme” et de la “pensée amérindienne”.

Seront présentés plusieurs cas d’études de musée et leurs tentatives ou incapacités à être postcoloniaux.

António Pinto Ribeiro est commissaire d’exposition et essayiste.

Cycle « Atlas des mots et des images des dé-colonisations » proposé par Maria Benedita Basto et Teresa Castro

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