Moving Things, une carte blanche à Violaine Lochu et João Fiadeiro | 17 octobre 2020 — 3 janvier 2021 |Villa Arson

Violaine Lochu et João Fiadeiro imaginent un projet collectif et évolutif qui est aussi l’aboutissement d’une année de recherche et de création au sein de l’école d’art de la Villa Arson autour des pratiques d’improvisation. Une exposition comme un « geste » improvisé et indéterminé, progressivement indexée sur des rencontres, incluant l’environnement physique, l’espace, le temps et la durée, les médiateurs ainsi que les publics.

 

Moving Things,  une carte blanche à Violaine Lochu, et João Fiadeiro | Villa Arson

 

17 octobre 2020 —3 janvier 2021 |Villa Arson   
Journées d’Ouverture-Vernissage : samedi 17 et dimanche 18 octobre de 10h à 18h
Galerie carrée

 

L’exposition moving things réunit Violaine Lochu, performeuse, artiste visuelle et sonore française, et João Fiadeiro, danseur, chorégraphe et théoricien portugais. Le groupe de travail à l’origine du projet propose une rencontre inédite entre les deux artistes afin de mettre à l’épreuve leurs notions respectives et croisées de l’improvisation et de l’indétermination.

Les deux artistes proposent en réponse un objet progressivement indexé sur des rencontres, incluant l’environnement physique, le temps et la durée de l’exposition, les médiateur.trice.s et les différents publics.

Violaine Lochu conçoit une installation performée en métamorphose permanente. Les différentes choses la constituant, choisies pour leurs possibilités de transformation – sucre, gélatine, œufs, tissu, fil élastique, aluminium, pâte à modeler, mousse expansive, colle liquide, encres colorées, objets trouvés à la Villa Arson… – sont activées selon des protocoles analysant leurs propriétés (poids, taille, matière, couleur…) et leurs potentialités performatives (sonore, chorégraphique, théâtrale…). Non assignées à un usage fixe et unique, elles deviendront tour à tour décor, sculptures, accessoires, costumes.

Pour João Fiadeiro, l’improvisation oblige à un changement de paradigme. Au lieu d’utiliser les expériences passées et les attentes futures comme paramètres, il s’agit pour lui d’opter pour une sensibilité radicale envers le moment présent. Le temps cesse d’être perçu de façon linéaire, il est vécu comme une bande de Möbius – sans intérieur ni extérieur, sans avant ni après – créant les conditions pour «voir à nouveau», comme pour la première fois. Le chorégraphe intervient dans l’exposition à trois reprises avec des étudiant.e.s de différentes écoles universitaires. Avec pour point de départ le coefficient d’invisibilité des corps en situation de s’adapter à toute convention (comme celle de visiter une exposition par exemple), les performeur.euse.s joueront des frontières entre le réel et le virtuel, le vrai et le faux, l’absence et la présence. Ces oscillations contraires laisseront des traces qui participeront ainsi à la construction paysage de l’exposition. Chaque activation sera précédée d’un workshop qui préparera les performeur.euse.s à interagir, à s’adapter à son environnement, ainsi qu’à répondre à tout processus d’improvisation : « être à la hauteur de ce qui nous arrive ».

Une production de la Villa Arson avec le soutien de la Fondation Gulbenkian – Délégation en France.

Plus d’informations ici.

©-José-Caldeira ©-José-Caldeira_From-afar-it-was-an-island-2018_by-João-Fiadeiro
©-Patricia-Almeida ©-Patricia-Almeida_This-Body-that-occupaies-me-2007_by-João-Fiadeiro
©-Cécile-Friedmann Meat-Me-performanc2019-©-Cécile-Friedmann