Gabriela Albergaria | What is the Color of Green? Quelle est la couleur du vert?

Ateliers du 2 au 5 octobre 2021 | Maison internationale de la CiuP (Cité internationale universitaire de Paris)
Exposition du 2 décembre 2021 au 10 février 2022 | CNEAI= (Centre National Edition Art Image)

Lauréat de la 2ème édition de l’Appel à projets – Expositions GULBENKIAN, le CNEAI= (Centre National Edition Art Image) accueille l’artiste portugaise Gabriela Albergaria.

L’atelier :

« Dans cet atelier, nous réfléchirons à la réalité observée comme point de départ. Mais le but n’est pas d’arriver à une représentation réaliste. L’objectif est celui de créer des relations d’observation plus conceptuelles où des modes de pensée plus abstraits peuvent être croisés et des connaissances d’autres domaines peuvent être importées ; de créer des mécanismes de relations avec la nature à travers l’observation et la conceptualisation de la couleur verte, qui est observable dans la nature. Ceci à travers un croisement de langues, de savoirs et de modes de pensée.

Les jardins de la Cité Universitaire seront notre toile de fond. Nous passerons une partie de la journée à l’extérieur, en faisant de simples exercices d’observation, afin de recueillir des  «impressions» dans des croquis, des textes, des objets organiques et inorganiques.

La deuxième partie de la journée aura lieu à l’intérieur, dans un espace de travail qui sera consacrée à l’organisation de nos impressions, à la discussion des matériaux collectés et à l’accès aux techniques de dessin. Des techniques de dessin seront évoquées tout au long des 4 jours.

Nous aurons accès à des crayons de couleur, à des aquarelles, à des pastels, disponibles dans la salle ainsi que des tables et du papier. » Gabriela Albergaria

Inscrivez-vous auprès de Thomas Maestro : [email protected] – 06 76 96 27 39

 

En savoir + “What is the Color of Green?”

Il existe des cultures qui possèdent un grand nombre de noms pour définir une seule couleur, telle que le blanc pour les peuples qui vivent dans les lieux enneigés. À partir du moment où nous regardons le vert, où notre conscience écologique se fait perceptive, quelles sont les verts que nous voyons ? Comment traduire en image ces couleurs aussi différentes entre elles ? Qu’arrive-t-il quand ces couleurs manifestent leur personnalité ?  Le vert comme couleur est  l’image même d’un possible partagé. 

Gabriela Albergaria propose une œuvre qui commencera en forme de workshop au CNEAI, à la Cité Universitaire et dans son parc et se poursuivra sous forme d’exposition. Dans la perspective d’un partage de regards, l’atelier accueillera 10 participants qui prendront part à la recherche de l’artiste au caractère à la fois plastique et linguistique.

Lieu de convergence des cultures, la Cité Universitaire de Paris s’offre comme le lieu d’élection d’une rencontre de regards autour d’une seule couleur, susceptible d’accueillir toutes les nuances que nous n’avons pas encore vue, peut-être pas encore crées. Où sont les couleurs ? Dans le monde comme Bergson le pensait, où dans notre esprit ? Ou alors, peut-être, dans un entre-nous qu’il nous appartient d’engendrer ? Voir une simple couleur, nécessite un engagement dans un temps partagé. Une expérience qui va dépasser les conceptions de « greenwashing », en proposant l’expérience du dessin comme pratique collaborative et poétique à la fois.

Le travail de Gabriela Albergaria implique un territoire: la nature. Une nature manipulée, plantée, transportée, mise en hiérarchie, cataloguée, étudiée, ressentie remémorée à travers l’exploration continue des jardins en photographie, dessin et sculpture. L’artiste considère les jardins comme des constructions élaborées, des systèmes de représentation et des mécanismes descriptifs qui incarnent un ensemble de croyances fictives utilisées pour représenter le monde naturel. Les jardins sont également des environnements dédiés aux loisirs et aux études, aux processus culturels et sociaux qui produisent une compréhension historique de ce qu’est la connaissance et de ce qu’est le plaisir. Plus généralement, les images de jardins et d’espèces végétales employées par l’artiste sont utilisées comme des dispositifs pour révéler des processus de changement culturel à travers lesquels se produisent des visions de la nature. Médiatisés par des systèmes de représentation, ils génèrent différentes versions de ce que nous considérons comme un paysage―lui-même un système complexe de structures matérielles et de hiérarchies visuelles, de constructions culturelles qui définissent le cadrage de notre champ visuel. 

Commissariat : BCU (Bored Curators United), collectif composé de Silvia Guerra et Chiara Vecchiarelli.

Production : CNEAI =, Maison Internationale, CiuP, 17 Bd Jourdan 75014 Paris.

 

© Drawing Lab Paris

 

Biographie de l’artiste

Née en 1965 à Vale de Cambra au Portugal, elle vit et travaille entre Londres et Lisbonne.
Le travail d’Albergaria implique un territoire : la nature. Une nature manipulée, plantée, transportée, mise en hiérarchie, cataloguée, étudiée, ressentie et rappelée à travers l’exploration continue des jardins en photographie, dessin et sculpture. L’artiste considère les jardins comme des constructions élaborées, des systèmes de représentation et des mécanismes descriptifs qui incarnent un ensemble de croyances fictives utilisées pour représenter le monde naturel. Les jardins sont également des environnements dédiés aux loisirs et aux études, aux processus culturels et sociaux qui produisent une compréhension historique de ce qu’est la connaissance et de ce qu’est le plaisir. Plus généralement, les images de jardins et d’espèces végétales employées par l’artiste sont utilisées comme des dispositifs pour révéler des processus de changement culturel à travers lesquels se produisent des visions de la nature.
Médiatisés par des systèmes de représentation, ils génèrent différentes versions de ce que nous considérons comme un paysage – lui-même un système complexe de structures matérielles et de hiérarchies visuelles, déconstructions culturelles qui définissent le cadrage de notre champ visuel.

Depuis 1999, Albergaria expose régulièrement dans le monde entier. Les expositions personnelles et installations récentes incluent Inanimate Object, or a complete cycle of the soil, Sheffield Park and Garden National Trust (Sheffield, 2018), Endless infinity, Museu Nacional Grão Vasco (Viseu, 2017), pinch pinch pinch, PORTA 14 Calçada do Correio Velho (Lisbon, 2017), Ah, Finalmente, Natureza, Fórum Eugénio de Almeida (Évora, 2015); Terra/Território, Consulado Geral de Portugal em São Paulo (2015); Two Trees in Balance, Socrates Sculpture Park (New York, 2015); Time scales, Vera Cortês Art Agency (Lisbonne, 2014); O Balanço da Árvore Exagera a Tempestade, Galeria Vermelho (São Paulo, 2014); No hay tal cosa como la naturaleza, Hacienda La Trinidad Parque Cultural (Caracas, 2013); Invertir la posición, Galeria Wu (Lima, 2012); Térmico, Pavilhão Branco do Museu da Cidade (Lisbonne, 2010);  BRACADÁRVORE, Museu de Arte Moderna da Bahía (São Salvador da Bahía, 2008).

Les expositions de groupe incluent Prickley, Tender and Steamy, Artists in the Hothouse, Wave Hill Garden, Glyndor Gallery, New York (2014) et Do barroco Para o Barroco – Está a Arte Contemporânea, Casa da Parra, Santiago de Compostela, Espagne (2013). Son travail a été présenté à la Biennale de Montevideo (2012); Do Not Destroy, Trees Art and Jewish Thought, Contemporary Jewish Museum, San
Francisco (2012); Museu de Arte Moderna de São Paulo (2010); Kurs: The Tree, Fuglsang Kunstmuseum, Toreby, Danemark (2009). Les résidences comprennent le Wave Hill Public Garden and Cultural Center (Winter Workshop 2012), et le Jardin botanique de l’Université d’Oxford en collaboration avec la Ruskin School of Drawing.

 

Légende image : Sans titre © Gabriela Albergaria